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Les différentes méthodes évoquées sur le forum:

 

Kinesiologie

KINESIOLOGIE, par lili - mar., 20 mai 2003 19:34:28

cette technique est remarquable, le praticien interroge notre cerveau émotionnel qui lui dit ce dont il souffre et de quoi il a besoin pour aller mieux, on recherche ainsi des traumatismes dont dont n'a pas conscience et qui entretiennent notre état dépressif ou nos crises d'angoisse, on peut remonter loin, même avant la naissance. Personnellement j'ai été très surprise , c'est comme un jeu de piste, on a découvert que mes troubles, essentiellement émotionnels, devaient se soigner à l'aide des Fleurs de Bach, je n'en suis qu'au début, on verra bien ! Il y un site qui donne les noms des praticiens dans toute la France et il y en a beaucoup, j'ai payé 30 € et je suis restée 3 heures en consultation. J'ai vraiment fait le tour de mon problème alors que ça fait 10 ans que je souffre de troubles sans vraiment pouvoir identifier clairement les causes, maintenant, on va voir si les troubles vont se dissiper. En tout cas j'ai l'impression d'avoir fait une expérience tout à fait intéressante et enrichissante.

Kinésiologie - pour Lili par Jean Charles - mer., 21 mai 2003 13:23:53

Lili, moi aussi , j'ai fait 2 séances de kinésiologie car cette pratique me semblait intéressante. C'est vrai que le corps exprime des émotions; j'en ai fait l'expérience. A trop refouler, le corps s'exprime d'une manière ou d'une autre. J'ai fait l'expérience du massage aussi. idem. Tu sembles décrire une expérience en kinésiologie différente de celle que j'ai pu vivre. Peut être, est ce la différence entre les praticiens. J'ai trouvé le nom de mon kinésiologue sur un site internet, donnant la liste des praticiens par région. En plus , il est Kinésithérapeute. J'aimerais avoir une discussion plus précise avec toi pour échanger nos points de vue sur nos expériences de la kinésiologie. voici mon email : jcc@dial.oleane.com

Kinésiologie, par Maarten - sam., 9 août 2003 10:23:27

Bonjour Lise et tous. Oui, je connais la kinésiologie et le travail en acupressure que je pratique est en partie développée de la kinesiologie. Quant à votre question: tout dépend de l'expérience et intégrité du practicien. Ceci est déjà vrai avec tout approche, mais peut-être encore plus dans la kinésiologie: sa façon d'interroger le corps (avec la "teste musculaire") peut-être abusé et devenir très manipulatrice. Cette teste est moins objective que l'on dit, plus influencé par l‘inconscient du thérapeute que l'on admet, souvent. Donc, si le thérapeute est capable de mettre son ego à côté, ça peut très bien marcher. Mais, mettre son ego à côté est plus facile dans les traitements genre ostéopathie (et c'est bien pour cela que la teste musculaire a été développée, originalement) que quand on travaille sur les émotions. Quand un client est angoissé, cela me touche et active (consciemment ou inconsciemment) mon propre histoire avec l'angoisse et mes propres façons de la gérer. Et à ce moment-là, je ne suis plus neutre; et selon la théorie de la kinésiologie un neutralité profond du testeur est bien la condition pour faire en sorte que la teste musculaire n'est pas manipulatrice. Des collègues qui ont travaillé comme kinésiologue croient que, dans le domaine émotionnel, les bonnes "testeurs musculaires" sont au max. 80% correct dans leur diagnostique. C'est pour cela que aux Etats Unis on a développé des méthodes d'acupressure pour les émotions qui nécessitent pas la teste musculaire. Et quand ces méthodes ont été montrées et appliquées dans une face-à-face de quelques séances, on peut très bien continuer le travail thérapeutique par téléphone - et le client peut faire beaucoup lui-même. Une solution qui marche souvent bien est que le client fait +/- trois séances en +/- trois jours suivants pour faire connaissance personnellement avec le thérapeute et pour être instruite dans ce travail. On a découvert que cela crée un base suffisamment fort pour continuer le travail par téléphone. Ceci dit, je connais des personnes qui se sentent très bien aidées par un bon kinésiologue, donc je crois que cela mérite d'être essayé, si cela vous attire, sans faire taire votre esprit critique. Mais garder son esprit critique est une nécessité pour toute approche thérapeutique, donc... Je ne voudrais pas vous décourager, au contraire; je devrais juste dire les choses comme elles sont (selon moi, évidemment). Cordialement, Maarten

[ ... ] il pourrait être intéressant d'aller à la site de Tapas Fleming, une acupuncteuriste Américaine qui a développée un protocol qui ressemble un peu le contact fronto-occipital. Vous verrez que le ton de ce site est plutôt promotionnel, comme c'est souvent le cas avec des sites Américaines. Le dr Fleming est une femme étonnante, généreuse, une très bonne thérapeute et.. pour quelques-unes une personne un peu excessive peut-être. Son protocole n'est évidemment pas une panacée, comme sa site suggère ici et là, mais pour des personnes bien préparées et/ou bien accompagnées dans ce travail ça peut apporter beaucoup. J'ai fait une petite recherche informelle, avec le logiciel freezeframer comme contrôle, en appliquant ce travail avec une vingtaine de personnes adéquatement préparés, et dans 80% des cas, il y avait une amélioration très nette dans la cohérence cardiaque. J'aimerais bien en faire une recherche plus scientifique, mais pour le moment j'en ai pas les moyens. Si vous voulez en savoir plus, vous pourrez me contacter sur mon adresse privé. L'adresse du site: www.unstressforsuccess.com Bonne journée à tous, Maarten

contact fronto-occipital, par sandrine - ven., 22 août 2003 12:31:42

Bonjour à tous. Certains d'entre vous, dont Marleen, voudraient des infos sur le contact fronto-occipital. J'apprends en ce moment cette technique dans le cadre de la kinésiologie. Pour schématiser, l'arrière de la tête comporte une aire qui gère les émotions et "engrange" toutes les expériences dont on ne "veut" pas se rappeler (mais qui influencent le corps et le comportement). Disons que c'est une cave ou un grenier: il y fait sombre, on reste sur le pas de la porte, les ombres font peur... et les ombres sont les souvenirs déplaisants. Donc on identifie mal la source de telle angoisse, tel comportement destructeur ou auto-saboteur, on a du mal à dépasser certaines habitudes néfastes..."chat échaudé craint l'eau froide". Dans le front au contraire siège la pensée consciente, le raisonnement. C'est là que s'allume la petite ampoule quand "eurêka, j'ai trouvé!". Le but du contact entre les deux n'est pas de "comprendre" et analyser l'émotion. LE BUT EST D'ECLAIRER LE PROJECTEUR DANS LA CAVE. Alors l'émotion est clairement vue, sa source, l'événement qui l'a déclenchée et enregistrée dans le corps...ensuite on peut "désensibiliser" le souvenir pour être libre des comportements ou émotions EN RELATION DIRECTE AVEC CE SOUVENIR qui nous gâchent l'existence. LE CONTACT EST REALISE GRACE A UNE MAIN POSEE SUR CHACUNE DES DEUX AIRES. Les termes scientifiques:"chaque signe du monde est perçu chez le nourrisson comme bon ou mauvais. Ceci est enregistré à l'état brut dans l'ACI, une aire du cerveau située au niveau du gyrus angulaire (à l'arrière) de l'hémisphère gauche (à droite chez 10% des sujets).Elle rassemble toutes les infos sensorielles et enclenche la réaction enregistrée comme adaptée. La survie étant génétiquement liée à la rapidité de réaction, cela se déroule en quelques secondes. Les événements actuels qui rappellent, de près ou de loin, un souvenir traumatisant, oublié consciemment; enclenchent donc des réactions parfois inadaptées,car la charge émotionnelle négative liée au souvenir affecte l'ensemble du comportement." "L'APAC ou aire de la pensée associative consciente, dans le cerveau antérieur, est le centre des inspirations créatives, des nouvelles options. C'est là que réside le "ici et maintenant".Elle n'est pas du tout concernée par l'émotion, et permet de prendre une certaine distance face aux mécanismes émotionnels qui nous maintiennent dans l'incapacité de changer. Sous stress, ses capacités sont ignorées, en raison de la libération d'hormones dans l'organisme, et du sang qui est déplacé de la périphérie vers le centre, au profit de l'ACI, gestionnaire d'urgence et de survie." "Lorsque nous activons l'APAC, par le contact fronto-occipital en l'occurrence, aucune émotion ne peut venir troubler notre perception du présent." J'espère que c'est compréhensible :-)...ça vous va?

à Maarten et tous, par sandrine - ven., 22 août 2003 21:02:22

Les termes de mon message ne sont pas parfaits, c'est vrai, il peut y avoir confusion sur certains sens. Laissez-moi vous parler non pas théorie, mais ce que j'ai vu et expérimenté:en effet le contact crée un état émotionnel intense, l'état enregistré dans l'aire commune d'intégration (l'ACI). C'est-à-dire qu'on REACTIVE UNE EMOTION EXISTANTE ENFOUIE, OUBLIEE Puis comme vous dites il peut y avoir libération, grâce à la pensée consciente, grâce à des méthodes comme les mouvements oculaires entre autres. Les explications sont peut-être un peu floues, mais elles cherchent surtout à faire ressentir le bénéfice qu'on peut tirer des séances, l'amélioration de sa perception de certains aspects de son existence. La kinésiologie n'est pas une solution "miracle" et il y a d'autres techniques. Mais elle peut aider énormément de gens de façon importante, alors il me semble important d'en parler. POur les termes scientifiques, il faut pardonner mon choix d'extraits peut-être pas idéal... peut-être mal ordonné...la kinésio est une technique neurologique et moi non plus, je ne suis pas neurologue ;-) Et puis ne nous prenons pas la tête sur les mots, qui sont imparfaits à traduire la réalité. Cela dit merci de m'avoir répondu ...à quelle occasion avez-vous essayé le contact fronto-occipital?

Pour sandrine/ par Maarten - ven., 22 août 2003 15:00:39

Chère Sandrine. Merci de votre résumé. Et j'aimerai tellement que quelqu'un comme DSS pouvait s'exprimer sur la justesse de ces hypothèses, cités par vous. Tout en reconnaissant que ne suis pas neuro-physiologue, j'ai étudié plus qu'un peu les nouvelles données en neurosciences, et il me semble que ces nouvelles données contredisent ici et là ces hypothèses kinésiologiques. Au lieu d'entrer dans des détails trop techniques, je peux affirmer de mes propres expériences avec le contact fronto-occipital et de celles de mes collègues, que ce n'est souvent pas vrai que "Lorsque nous activons l'APAC, par le contact fronto-occipital en l'occurrence, aucune émotion ne peut venir troubler notre perception du présent." J'ai vu des personnes entrer dans des états très chargés émotionnellement, des émotions qui n'avaient pas grande chose à faire avec la perception du présent. Cela ne veut pas dire que cette expérience n'était pas bénéfique (au contraire, il s'agissait souvent d'une déblocage important, suivi par un changement affectif et cognitif), mais c'est juste une illustration très concrète que de temps à temps des théories affirment des choses qui méritent être regardées avec un regard critique. Et que les choses peuvent devenir trompeuses quand les théories ne sont plus présentées comme hypothèses, mais comme faits/vérités. Avec ceci je ne critique pas la méthode du contact fronto- occipital, qui selon mon expérience souvent offre beaucoup, mais la façon de la présenter dans des livres qui mélangent information et promotion. Excusez-moi si je semble un peu trop négatif...

Kinésiologie : pour Anna, Sandrine et Marco, par Maarten - ven., 22 août 2003 21:29:54

Bonsoir Anna et tous. Je n'ai pas plus de réticences envers la Kinésiologie que vers beaucoup d'autres méthodes. En général je trouve qu'aucune méthode n'est parfaite; je cherche à trouver les points forts et de rester clair sur les points faibles dans toutes les méthodes nouvelles et anciennes. Les points faibles dans mon expérience de la Kinésiologie: la suggestion que la teste musculaire est plus fiable qu'elle ne l'est (et cela non seulement selon moi - mais cette discussion sur la fiabilité et les dangers d'abus de cette teste est tabou dans la plupart des cercles kinésio - m'ont dit des praticiens expérimentés en kinésiologie) et une façon de présenter des hypothèses plus ou moins vraisemblables comme *faits*. Ceci dit, certaines techniques de la kinésiologie sont vraiment excellentes, je trouve.//
Sandrine, peut-être cela clarifie déjà que ce n'est pas à *vous* que je fais des reproches; je crois que vous avez présenté très bien comment en Kinésiologie les méthodes sont présentées; et c'est cette présentation *officielle* avec laquelle j'ai des problèmes (je connais la littérature en kinésio). J'applique quelques exercices de kinésio et pour moi, et avec quelques clients, lorsque je crois que cela leur pourrait être utile. Et comme déjà mentionné, le TFT et EFT sont une nouvelle évolution, en partie inspirée par la kinésiologie. J'utilise ce travail avec les méridiens souvent, d'une façon qui, j'espère, est plus adaptée au public Européen et plus en accord avec les dernières développements scientifiques. Bonne soirée à tous, Maarten

Kinésiologie : Connections entre les hémispheres, par Maarten - jeu., 4 sept. 2003 11:12:06

Bonjour Florence et tous. Il y a un nombre d'exercices développé en "Kinésiologie Educative", bien décrit dans par exemple le bouquin "Le mouvement, clé de l'apprentissage", par Paul & Gail Dennison (ed. Souffle d'Or) qui peuvent aider "la communication entre les deux hémisphères". Il ne s'agit pas d'une panacée, mais quelque chose qui pourrait aider, plus ou moins modestement. Vous voyez, je ne suis pas "contre" la Kinésiologie dans sa totalité, c'est juste que je crois qu'il faudrait mieux être très prudent avec la façon d'interpréter les résultats du teste musculaire. Ce teste musculaire ne fait pas partie de l'approche décrit par les Dennisons, d'ailleurs. Bonne journée, Maarten

Bonjour Maarten, par florence - jeu., 4 sept. 2003 11:15:17

merci de votre réponse; je vais essayez de me procurer ce livre; toutefois, j'avais essayé il y a quelques années la kinésiologie; et j'avoue que cela m'agaçait; je veux dire par là que j'avais du mal à supporter; cela m'énervait la tête; cela me mettait en forte tension; pensez-vous que mes troubles puissent venir d'un problème de connexion; je le pense mais n'en suis pas sure. merci

par sandrine - jeu., 4 sept. 2003 12:04:12

Bonjour Florence, je vais commencer par dire que je vous souhaite un prompt rétablissement, même si pour l'instant je ne peux rien d'autre pour vous, au moins mes pensées vous accompagnent./ A l'heure actuelle j'apprends la kinésiologie, qui est un peu controversée comme je le vois sur ce forum. Mais ce livre devrait vous aider, comme le dit Maarten ce sont des mouvements, donc pas de "prise de tête"./
Par ailleurs pouvez-vous me dire ce qui vous a agacée dans la kinésio il y a quelques années, ce qui a créé une forte tension chez vous? J'espère que ce n'est pas trop désagréable pour vous de l'évoquer. Bon courage à vous:-)

kinesiologie

par Florence - jeu., 4 sept. 2003 15:52:43

En réponse à Sandrine; en fait, les exercices mentaux qu'il fallait me portaient sur le système; c'était une grande fatigue pour moi; je ne saurais expliquer pour moi; j'étais totalement réfractaire;je pense que le principe est bon, mais qu'il ne me convient pas; eu égard à mes symptômes.

S'il me semble important d'insister sur le fait que le cerveau limbique est à "apprivoiser" par le corps et non à "mater" par le cortex, c'est parce que la psychanalyse explique mais ne guérit pas...Alors que des techniques comme la sophrologie, l'hypnose (attention aux praticiens!!!) la kinésiologie analysent moins mais soulagent davantage au niveau émotionnel. Peut-être avez-vous déjà expérimenté que, quand vous travaillez sur le ressenti (même en psychothérapie) certaines choses se "débloquent" sans y penser; alors qu'en analysant vous tournez en rond en revenant toujours à la même conclusion, sans solution: "je devrais faire ci ou ça MAIS je ne peux pas..." La raison modère les symptômes mais n'enlève pas la peur, la rage, etc... Ca ne devrait pas nous étonner: on apprend à raisonner à l'école, on apprend ni la communication non violente, ni la bienveillance envers soi, ni l'intelligence émotionnelle...UN exemple: une collègue apprentie kinésiologue a travaillé sur elle-même en stage sur une "addiction", une dépendance à une personne. Elle n'a rien vu venir au début, puis s'est rendue compte qu'elle avait arrêté de fumer...après quelques jours elle s'est également débarrassée sans violence de son ex-mari, qui ne la lâchait pas et dont elle ne réussissait pas à se détacher. CQFD

Maarten:Pour Lise, acupressure et Tapas Fleming ( kinésiologie )
samedi 25 Octobre 2003 à 9h10
Bonjour Lise et tous. Vous m’avez demandé : « Quelqu'un m'a gentiment répondu sur l'acupressure mais pas vous Maarten, merci de me donner votre avis, je demandais s'il est aisé de la pratiquer soi-m et s'il existe un bon bouquin ». Il y a des personnes dans se monde un peu spéciale (un peu « hyper » dans son enthousiasme et un peu bizarre dans ses théories, je trouve) de l’acupressure pour les émotions qui maintiennent que oui, c’est possible. Personnellement, je crois que cela dépend beaucoup de ses expériences antérieures avec des méthodes pareils. Ce que j’ai lu sur les forums anglophones est que, après avoir lu un livre et essayé d’appliquer les méthodes, les personnes demandent des conseils et finalement décident de faire un stage ou de chercher un « coaching » individuel (ce qui se peut faire par téléphone aussi, selon les témoignages). Pour vous j’ai pensée à la méthode de Tapas Fleming (www.unstressforsuccess.com) , après avoir compris que vous aviez des bons résultats avec la kinésiologie, et notamment le contact fronto-occipital. Ma propre expérience était que je l’ai pu utiliser pour gérer mon stress, justement parce que la méthode de Tapas est si proche de ce contact fronto-occipital (que je connaissais déjà). Mais il faut ajouter que finalement j’ai rencontré Tapas et travaillé avec elle ; nous sommes devenus amis. Maintenant, quand j’utilise sa méthode, elle et notre amitié sont « présentes » pour moi, quand j’applique cette méthode, et le travail devient évidemment plus profond. (penser à quelqu’un que l’on aime rend le cœur plus cohérent…). Donc, il n’y a pas de réponse simple à votre question… Tapas est en train d’écrire un nouveau livre sur son travail, qui va sûrement inclure comment elle s’est guérie d’un cancer du sein. Pour le moment il n’y a qu’un guide qu’elle à écrit il y a huit ans que l’on peut commander via son site (j’ai une deuxième exemplaire, que je pourrais vous envoyer). Autres livres : la meilleure introduction, je crois, est celle de Fred Gallo « Energy Psychology », malheureusement pas traduit en français. Il y a un autre livre : « Stimulez votre guérisseur intérieur » par le dr. Roger Callahan. Dans les archives vous trouverez + sur mes expériences avec Callahan, envoyé le 20 août, « TFT et EMDR ». Désolé de rester un peu dans le flou, Maarten

Prise de conscience et énergie

prise de conscience et "énergie", Bernard vendredi 7 Novembre 2003 à 1h34
Jean-claude, j'ai bien aimé ta réponse d'hier à Pierrot et à Alexandra : « ... mais cela doit s'accompagner d'une prise de conscience que le problème est venu "dans son soi ", dans son propre être intérieur et véritablement que c'est soi-même, de son être intérieur, qu'il y a lieu de se re conditionner, pour se débarrasser du problème ».

Parce qu'à propos de prise de conscience et de travail sur soi, ça m'avait fait penser au best-seller de Nathaniel Branden, "les 6 clés de la confiance en soi " best-seller de 1995 ) : sa 1ère clé, c'était la pratique de la vie consciente ; Branden l'avait très bien définie mais il était passé trop rapidement, je trouve, sur le rôle du corps (de la respiration) dans cet effort de conscience : j'avais d'ailleurs trouvé que ce livre était très complémentaire à celui de David... ). Il écrivait entre autres :

« C'est Wilhelm Reich qui a mis en lumière la réaction du corps aux blocages et refoulemenents des sentiments et des émotions. La respiration se restreint et les muscles se contractent. Si cela arrive fréquemment, le corps développe une "armure" et nous passons du psychologique au somatique. Le flux émotionnel est ralenti. La conscience diminue et la thérapie consiste à se décontracter et à respirer à fond. Ce travail sur le corps peut libérer une conscience bloquée. Toutes les écoles de thérapie corporelle le savent. ».

Vivre en pleine conscience demande un effort ( plus de vigilance, moins de passivité ) et demande de combattre notre tendance à éviter l'inconfort (confrontation avec soi-même) ; donc, conclue-t-il, développer sa confiance en soi (acquérir/ retrouver une bonne estime de soi ), c'est un processus lent et difficile :

« rien n'est possible sans courage, persévérance, volonté, et sans une ENERGIE qui ne peut venir que de l'amour que l'on ressent pour sa propre vie ( ... ) cet amour est le commencement de la sagesse, le tremplin de nos plus hautes et de nos plus nobles aspirations , la puissante motivation qui nous fait rechercher les six pratiques ( vie consciente, acceptation de soi, responsabilité de soi, affirmation de soi, vie axée sur un but, intégrité personnelle) : cet amour, cette énergie, ce serait la 7ème clé de la confiance en soi. ».

Là j'avoue qu'à l'époque j'étais un peu resté sur ma faim (rien de tel pour culpabiliser si on n'en reste qu'aux bonnes résolutions). Et ce n'est qu'en lisant "Guérir" que j'ai réalisé que c'étaient les méthodes de DSS qui étaient à même d'apporter cette énergie : plus de Soi et moins des autres ; moins de peur et plus d'énergie, plus de motivation (courage, volonté = prise de conscience + énergie vitale = motivation + tonus = mental + physique ... etc)...

Bon je diverge peut-être, là, mais qd même : procrastination ou dépendance (même aux noisettes !... pardon Pierrot, c'est un exemple), il y a à la fois nécessité d'une prise de conscience et d'une énergie physique & mentale... Bref, tout ça pour dire la même chose que toi, Jean-claude !... mais ne pas oublier : « un travail sur le corps peut libérer une conscience bloquée ». Allez bonne nuit Jean-claude --- Bernard.

Corps, "énergie", espoir et savoir faire dr Tournedos, vendredi 7 Novembre 2003 à 9h39
Merci, Bernard, pour ton intervention et les citations de Branden, qui m’interpellent aussi. Selon Branden, <<C'est Wilhelm Reich qui a mis en lumière la réaction du corps aux blocages et refoulements des sentiments et des émotions. La respiration se restreint et les muscles se contractent. Si cela arrive fréquemment, le corps développe une "armure" et nous passons du psychologique au somatique.>>

Ici Branden semble suggérer que c’est une blocage « mental » d’abord, qui après ce manifeste dans le corps . "Le mental d’abord", cette idée me gêne… (et gênerait Reich aussi, si je l’ai bien compris). N’est-ce plutôt le corps, l’émotionnel et le mental qui fonctionnent comme un tout, dès le début ? Et que les tensions physiques et le refoulement des sentiments, émotions et pensées sont la même chose, vue sous un autre angle ?

<< Ce travail sur le corps peut libérer une conscience bloquée.>>

Oui, et peut être plus concrètement, des sensations, émotions, souvenirs et désirs bloqués ? Et l’inverse n’est-il vrai aussi ? Que, si l’on débloque les émotions d’une façon positive, en appliquant par exemple la communication non-violente, nous libérons notre corps ?

<<rien n'est possible sans courage, persévérance, volonté, et sans une ENERGIE…>>

Et si l’on ajoute à ce liste « espoir » et « savoir faire »? Espoir que c’est possible, comme les recherches citées par DSS affirment, et les témoignages sur ce forum illustrent ? N’est-ce pas cet espoir bien fondé, qui peut déclencher l’énergie pour faire le nécessaire? Et je suis bien d’accord avec toi, que là où Branden risque de rester un peu un beau parleur, c’est DSS qui nous donne des idées concrètes et praticables. Bonne journée à tous!

:à Emmeline : Nathaniel Branden et les 6 clés + 1 Bernard, samedi 8 Novembre 2003 à 1h15
Oh mais Emmeline, je vois que tu lis très attentivement et que rien ne t'échappe :-) J'avais effectivement oublié "la pratique de la vie axée sur un but" ( = l' "identification de nos objectifs"), ce qui est très important ! Donc ça nous fait dans l'ordre : vie consciente, acceptation de soi, responsabilité de soi, affirmation de soi, vie axée sur un but, intégrité personnelle, avec surtout cette 7ème clé qui nous fait rechercher les six pratiques, notre motivation essentielle : notre énergie vitale, l'amour de la vie ! J'ajoutais que si personnellement cette explication ne me suffisait pas, j'avais en fait trouvé l'explication de cette 7ème clé dans le livre de DSS (notre corps, notre cerveau, notre être intérieur... dans nos relations aux autres), avec du concret et du praticable. Psychologies.com y avait consacré un dossier, mais le ne l'ai pas retrouvé. Par contre, j'ai déniché un petit résumé sur un site canadien : http://radio-canada.ca/par4/vb/vb980617.html (en bas de page). Bonne nuit à toi et à tous (sauf ceux qui vont bientôt se lever, comme Jean-claude ?)...

Sophrologie

à Hélène
par Evchen - mar., 3 juin 2003 18:26:27

Hélène, j'ai été très touchée par votre témoignage et je suis vraiment admirative de tout ce que vous avez accompli aujourd'hui pour Vous. Le complexe d'abandon est douloureux à vivre. Je le sais par expérience. Je l'ai réellement découvert lors d'une séance de rebirth réalisée à Paris, avec Claude Imbert, Sophrologue connue et auteur du livre LA NOUVELLE SOPHROLOGIE. J'ai "vécu" l'abandon juste à ma naissance, le silence, le froid, l'isolement. Toutes les sensations, impressions "revécues" ont trouvé leur justification dans le récit de ma mère peu de temps après cette séance. J'avais la confirmation que je n'avais rien "imaginé". J'ai, plus tard, travaillé ce complexe, plus avant avec Colette Portelance, à Montréal. Tout devenait clair et évident. Cela dit, cela ne soulageait pas mon mal. Je suis certaine que l'EMDR pourrait être une technique très intéressante, comme elle peut l'être pour tout traumatisme psychique. Lorsque ce complexe est invalidant comme il l'a été pour vous, il faut effectivement trouver une technique , des moyens qui vous aident à mieux vivre. En bonne "abandonnique", j'ai exploré, je crois, toutes les facettes de la solitude. L'abandonnique devient également déserteur "Suis moi, je te fuis, fuis moi, je te suis". Cela nous conduit à certains petits délires relationnels. Le savoir, c'est bien mais VIVRE, c'est entrer dans l'expérience et là, on se plante, on refait les mêmes erreurs, on tombe dans les mêmes pièges. Comme le dit avec humour Robert Sabatier : l'expérience, c'est du vent, on refait toujours les mêmes conneries, si on en a l'occasion ! Belle leçon de sagesse. Amitiés

Méthode Quertant

Information Quertant, par Jean-Charles de Grandy - jeu., 14 août 2003 23:21:28

Chers amis; Rien n'est entièrement nouveau sur la terre, voici un exemple. Consultez le site suivant ça va vous intéresser. www.quertant.net Bonne chance. jcdegrandi@speedy.com.ar La Culture Psycho-Sensorielle QUERTANT ou Neuro-Pédagogie est une méthode scientifique mise au point par le Français Georges QUERTANT après plus de vingt cinq années de recherches et d'expérimentations. Autorisée par les Pouvoirs Publics, elle est utilisée avec succès depuis plus de cinquante ans pour le dépistage et la suppression des troubles nerveux fonctionnels. Une explication aux troubles nerveux fonctionnels ... Insomnie, migraine, troubles digestifs, allergies, anxiété, boulimie, anorexie, spasmophilie, énurésie, manque de concentration, troubles du comportement, échec scolaire, dyslexie, dysorthographie, perte de mémoire, instabilité, angoisse, phobies, manies, tics, bégaiement, troubles sexuels, etc., autant de troubles pour lesquels le médecin peut ne pas avoir trouvé de cause organique et dont le traitement médicamenteux s'avère souvent délicat et peu efficace car les sujets atteints ne sont pas des malades à proprement parler. Dès ses premières recherches, Georges QUERTANT avait émis la thèse, largement confirmée par les toutes dernières découvertes de la neuro-physiologie, que l'origine de la plupart de ces troubles fonctionnels était le dérèglement des centres nerveux régulateurs de la base du cerveau (hypothalamus, formation réticulée, etc.) avec effet sur les trois modes de vie : vie sensorielle, vie végétative et vie psychique. Pourquoi ce dérèglement ? De par leur complexité, ces centres de très haute précision sont susceptibles de se dérégler progressivement par prédisposition héréditaire, par surmenage ou par stress. Comment y remédier ? Georges QUERTANT a mis en évidence le lien existant entre la qualité du fonctionnement du système nerveux central et la qualité de fonctionnement de la vision. Presque tous les sujets souffrants de troubles fonctionnels d'origine nerveuse présentent aussi des troubles de la fonction visuelle en vision binoculaire et simultanée. Le dépistage en C.P.S QUERTANT® En contrôlant très précisément le débit d'énergie nerveuse qui commande la motricité oculaire dans les deux modes de vision à l'aide d'appareils spéciaux, nous sommes renseignés par voie réflexe, sur la nature et l'importance du dérèglement du système nerveux central ou taux de nervosisme. La phase éducative en C.P.S QUERTANT® (Training) Après détection des erreurs de débit d'énergie nerveuse - par excès ou par défaut - la phase éducative consiste à faire exécuter au sujet, à l'aide d'appareils spéciaux et de tests spécifiques, des mouvements oculaires volontaires de façon à rétablir un débit d'énergie nerveuse adapté. La perfection de la fonction visuelle, soit la vision normale des tests, est la preuve de la perfect

méthode quertant, par claudine - ven., 29 août 2003 15:30:40

j'ai pratiqué la méthode quertant pendant pas mal de temps, cette méthode corrige le flux nerveux par l'intermédiaire de couleurs, de chiffres, de lettres et tout ceci passe par les yeux à l'aide d'appareils spécifiques .....cette méthode est fort efficace bien qu'elle est fonctionnée moyennement pour moi mais j'ai pu rencontrer des personnes qui sont nées une deuxième fois grace à quertant.... claudine

par claudine - ven., 29 août 2003 15:56:47

Conférence vendredi 10 mars 2000, à 20h00 Le contrôle et le développement des capacités nerveuses de l'enfant et de l'adulte par la Méthode QUERTANT. Pour un équilibre neuro-physiologique de nos émotions. Bernard CHASTEAU et Monique FARAVEL, praticien(ne) de la Méthode Quertant. L'homme possède un système nerveux lentement élaboré au cours de centaines de millions d'années. Délicat pendule, girouette offerte à tous les vents de l'existence et se rétablissant inlassablement, il est un outils à la fois merveilleux et fragile. Soumis à de trop violentes ou de trop durables agressions, il n'arrive plus à retrouver son équilibre. Les conditions de vie de notre civilisation contemporaine sont éprouvantes pour notre organisme. Dans ce contexte, le réticule est soumis à des influx nerveux surexcités et désorganisés. Ainsi apparaissent la fatigue nerveuse et son cortège de manifestations: insomnie, impossibilité de se concentrer, troubles viscéraux variés, contractures musculaires et répercussions oculomotrices avec troubles visuels. Sans oublier les situations de stress qui sollicitent considérablement nos fonctions hypothalamiques, pouvant donner naissance à des sentiments d'angoisse, de peur, d'agressivité, de timidité, à des désordres alimentaires ou sexuels. Au début de ce siècle, Georges Quertant comprit le rapport étroit existant entre l'oeil et le cerveau. La méthode qu'il a mise au point permet de dépister les mauvais fonctionnements du système nerveux. Ainsi, il est possible de rééduquer les centres nerveux correspondants par des exercices visuels (sans prisme, ni lentille), et donc d'agir sur différents troubles. Par cette action, la personne retrouve un meilleur contrôle de ses capacités fonctionnelles et émotionnelles. Un appareil de démonstration vous permettra de tester objectivement le fonctionnement de votre système nerveux. Renseignements et inscription: Tél. + 41(0) 22 301 25 46 Prix: .- FS Lieu: Espaces Temps Plan d'accès Retour au programme

Psychophanie

 

Note de la rédaction : Pour en savoir plus sur la psychophanie : http://perso.wanadoo.fr/mpchatillon/mednouv.htm -> " Personnes concernées : Enfants et adultes autistes, trisomiques, infirmes moteurs cérébraux, polyhandicapés, même atteints de surdité ou de cécité totales, traumatisés crâniens, aphasiques, personnes atteintes des maladies de Parkinson et d’Alzheimer, etc. ; enfants et adultes parlant normalement mais présentant des troubles psychosomatiques : blocage scolaire, états dépressifs, phobies, angoisses, eczéma, anorexie, boulimie, énurésie, etc. ".

Psychophanie : reponse à Anne,Marteen et ceux qui se sentiront concernés, par guylaine - mer., 20 août 2003 20:01:34

J'ai envoyé un message à David pour lui parler de Psychophanie et je ne suis pas certaine qu'il l'ai reçu. Je pense que s'il lit ceci, il ne m'en voudra pas de vous parler d'une méthode que je pratique depuis un an et qui s'appelle "psychophanie". ce terme veut dire "mise à jour de l'inconscient". Cette méthode a été découverte par Anne-Marguerite VEXIAU et donne d'étonnants résultats quant il s'agit de devoir rechercher une cause profondément enfouie dans l'inconscient. Je pratique depuis un an et j'ai suffisamment de témoignages pour affirmer que lorsque la personne en souffrance est prête à "entendre", la guérison s'opère presque de façon naturelle. Cette méthode me permet de me connecter aux émotions, aux vibrations de l'inconscient de la personne qui met alors des MOTS sur SES MAUX la psychophanie est une méthode fabuleuse pour mettre l'inconscient à jour et révéler à l'être humain son merveilleux potentiel pour évoluer de façon positive, quelques soit les souffrances du passé et du présent. Par honnêteté envers moi-même et envers les autres, je ne m'autorise pas à pratiquer avec l'idée d'être dans le Pouvoir. Je suis simplement moi avec tout l'amour et l'humilité qui me permettre d'être en état de pouvoir. j'ai énormément apprécié le livre de David et le plus essentiel à mes yeux est lorsqu'il parle de notre place au sein d'une communauté et dans l'aide que nous pouvons apporter aux autres. J'ai 42 ans et je peux affirmer aujourd'hui aprés une vie faite de souffrances, de peines mais aussi de joies et d'amour que nous nous réalisons dans ce que nous sommes pleinement UN faisant partie du TOUT et dans le partage et l'échange. N'hésitez pas à me répondre si vous désirez en savoir plus. Bien à vous tous GUYLAINE

Psychophanie : pour Lise, Jacques, Mike, Anne et .... par guylaine - jeu., 21 août 2003 23:07:31

dans mon message je parlais de la psychophanie qui veut dire: révéler, mettre à jour l'inconscient. Il existe deux ouvrages d'Anne-Marguerite VEXIAU -Ta main pour parler qui concerne plus la COMMUNICATION FACILITEE pour les personnes handicapées et - Un clavier pour tout dire qui intègre la PSYCHOPHANIE Je reviens tout juste d'une journée de "travail" et je peux vous assurer que c'est à chaque une joie pour moi de pratiquer la psychophanie tant cette méthode est encourageante pour ceux qui veulent "entendre" "comprendre" et digérer cette empreinte émotionnelle tirée de l'inconscient. Lorsque je lis "Guérir" et plus particulièrement les pages 220,221,224,225,232,246,247 je me sens troublée par tant de cohérences avec ma pratique surtout lorsqu'il s'agit des questions de l'ELFE et plus particulièment de l'EMPATHIE. En psychophanie, nous sommes dans ce registre.En tant que "facilitante"(terme employé pour la personne qui pratique) je suis dans ce registre de l'empathie. Je suis à l'écoute de l'inconscient, je me branche sur l'inconscient du facilité (terme pour désigné le patient). Je ne suis rien d'autre que le courant électrique qui permet à l'ampoule de s'allumer. Mais quelle lumière après... Des mots sortis de l'inconscient percent les émotions. Cette empreinte émotionnelle si forte qu'elle nous empêche de vivre ICI et MAINTENANT et obstrue notre capacité à être SOI même dans la paix intérieure qui devrait être notre état. Que de souffances exprimées alors mais qui, misent en MOTS peuvent être source de compréhension des MAUX.La plupart d'entre vous parle des pleurs, mais ces pleurs ont une cause et la psychophanie permet de mettre le doigt sur cette cause. Pour en arriver là, j'ai dû moi-même réveiller les causes de mes souffrances, je peux dire aujourd'hui, comme David que l'on ne doit pas sous estimer la capacité des gens à se sortir des situations difficiles, par contre il est trop difficile d'y arriver tout seul. Parce que j'ai moi-même entrepris cette démarche d'analyse il y a bien longtemps, je peux dire aujourd'hui que j'ai trouvé un sens à ma vie en apportant aux autres l'aide dont ils ont besoin. La psychophanie est un outil merveilleux parce qu'elle permet à lêtre humain de se connecter avec ce qu'il a de plus précieux. Son SOI profond, son âme, son esprit (selon les auteurs)et dans tous les cas, elle permet à la personne qui est prête, d'ENTENDRE ce qui l'empêche de pouvoir se réaliser. Elle permet le pas décisif du mieux être. En tant que "facilitante" je ne suis rien d'autre que cela et cela me rempli de JOIE. Bien à vous tous Guylaine.

Encore plus de questions sur la psychophanie, par Maarten - ven., 22 août 2003 09:56:29

Bonjour Ghuilaine. Je m'adresse à vous comme collègue (en quelque sorte) et comme quelqu'un qui veut être ouvert aux nouvelles approches sans perdre mon esprit critique, et informer les autres aussi sur les limites des méthodes discutées. Il faut dire que mon expérience de presque trente années comme praticien en psychothérapie m'a montré que, quand il y a une enthousiasme sans réserve, il y ont des non- dits. Votre enthousiasme et gratitude sont claires, et donc je m'adresse à l'autre côté. Vous écrivez à la fin: "Elle permet, à la personne qui est prête, d'entendre ce qui l'empêche de pouvoir se réaliser". Désolé, mais en soi c'est quelque chose que presque chaque approche psychothérapeutique pourrait dire. Quel sont pour vous les signes qu'une personne n'est pas encore prête, et qu'est-ce qu'un facilitateur psychophanique fait quand la personne n'est pas encore prête? Chaque méthode qui est puissante, est potentiellement dangereuse aussi, et donc je voudrais savoir aussi: quelles sont les dangers potentiels de la psychophanie? Dans quels cas cette méthode ne devrait pas être appliquée? Est-ce que la psychophanie peut être appliquée par toutes personnes, qui ont été initiées à cette méthode, ou est-ce que il faut être psychologue, ou avoir suivi des formations en autres méthodes et théories aussi? Dans la formation en psychophanie, qu'est-ce que l'on apprend sur la psychopathologie? Pour mieux pouvoir faire la comparison avec autres méthodes mieux connues, je voudrais ajouter: en quoi l'empathie psychophanique est différent que l'empathie que chaque psychothérapeute compétent utilise? En quoi la psychophanie est-elle différente des approches comme par exemple la sophrologie, l'hypnose, la thérapie Rogérienne? Je vais m'arrêter ici, peut-être j'ai posé trop de questions déjà. Bien à vous tous, Maarten

psychophanie : Pour Lise et Marteen, par guylaine - ven., 22 août 2003 12:28:01

Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour l'intérêt que vous porter à la psychophanie. Je tiens à préciser que ce que vais écrire viens avant tout de ce que je suis et que chaque facilitant (et je pense qu'il en ai de même pour chaque professionnel)agit différemment dans sa pratique en fonction de son vécu, de son travail personnel, de ce qu'il EST. Je vais essayer de répondre à vos questions dans l'ordre. La psychophanie est enseignée par Anne-Marguerite VEXIAU sous le couvert de l'association EPICEA. En ce qui concerne la dangerosité de la pratique, nous en sommes tout à fait conscients et c'est pour cela que nous sommes aujourd'hui en pleine restructuration pour éviter qu'elle ne soit pratiquée inconsidérablement. Comme vous le dites, il peut y avoir danger d'autant plus que nous agissons dans le registre de l'inconscient. Pour ma part, je ne m'autorise pas à faire n'importe quoi et lorsque vous me demandez quels sont les signes qui me font penser q'une personne n'est pas encore prête je vous vous réponds en tant que Guylaine, facilitante, mais avant tout personne qui se veut soucieuse du bien être de l'autre et qui ne veut pas engendrer la dépendance (j'ai pour habitude de dire que je ne remplace pas les antidépresseurs). C'est un souci majeur pour moi de pratiquer dans le respect de la personne humaine. Une personne n'est pas prête lorsqu'elle n'ENTEND pas ce que lui dit son inconscient(il faut savoir que les mots sont écrits sur un organiseur)Dans ma pratique, ne pas ENTENDRE, c'est être encore trop dans le mental, ne pas s'autoriser à être dans le registre émotionnel et par conséquent, s'arrêter toujours à des pensées conscientes. J'ai un exemple précis d'une personne qui par trois fois à taper la même cause à sa problématique. Comme elle l'a dit elle même, je ne veux peut-être pas entendre. Nous agissons directement au niveau de l'inconscient et celui-ci est très prudent. Une autre personne a tapé quelque chose d'incompréhensible et en discutant de ses écrits avec elle, elle m'a avoué être là pour faire plaisir à sa fille. Une autre personne qui était trop dans le mental, à écrit un texte tellement intellectuel que je ne comprenais rien à rien. Après discussion, elle s'est laissé aller et l'émotion trouvant sa place elle a pu continuer la séance et ENTENDRE. Lorsque vous parlez d'empathie commune à votre pratique, il s'agit en psychophanie, d'être en état de lâcher prise ce qui permet alors de nous "connecter" directement au niveau de l'inconscient. Pour cela, il faut laisser notre EGO de côté et être l'autre, et pour cela il faut avoir sacrément travailler sur soi-même pour éviter tout transfert. Nous en sommes maintenant conscients et c'est pour cela qu'il est impératif d'entreprendre une psychothérapie lors de la formation ainsi que des études en psychologie qui n'étaient pas demandées avant. J'ai la chance d'avoir effectué les deux il y a quelques années et j'ai la certitude aujourd'hui que je ne pourrais pas pratiquer si tel était le cas. Pour en savoir plus, je vous remettais mon e-mail guylaine4@tiscali.fr je rajoute que je suis bien d'accord avec Sarah. Attention... ce site est informatique et ne s'inscrit donc pas dans une démarche de perceptibilité, de sensations et d'émotions ressenties lors du contact humain. Ma vie relationnelle et ma pratique en psychophanie sont basées la dessus et je préfère les rencontres physiques aux échanges virtuels. Comme le dit July, commençons par nous poser les bonnes questions, arrêtons de papillonner d'une méthode à une autre. En tant que professionnels, nous sommes tous complémentaires et chacun doit pouvoir trouver le thérapeute et la méthode qui lui conviendrons le mieux. Restons avant tout dans notre humanité... Bien a vous Guylaine

Pour Florence, Lise, Marteen, par guylaine - sam., 23 août 2003 09:55:57

Afin de pouvoir terminer au sujet des questions et par respect envers vous je reviens... Pour Florence: la façon de "procéder" en psychophanie est la suivante: je prends la main du "facilité" d'une certaine manière pour que l'index pointé puisse taper sur l'organiseur ou le clavier du micro. De cette façon, je me "connecte" directement à l'inconscient et l'impulsion de l'index me dirige vers les touches. Le fait d'être en empathie, me permet d'accéder a cette zone sombre (décrite par Sandrine) que nous appelons l'inconscient. C'est en pratiquant que je me suis aperçue que je devais toucher une autre zone tant les émotions me parvenaient de façon claire et précise. C'est d'ailleurs grâce à ses émotions que je peux entreprendre toute la relation d'aide qui suit la séance puisque je demande au facilité d'écrire ensuite personnellement les situations réveillées par ses émotions et là c'est impressionnant parce que la plupart temps, comme les personnes le disent cela les libère d'un poids important. Les dangers comme le demande Mike sont ceux de toute méthode qui rapprochent deux êtres humains à savoir ne pas tomber dans le Pouvoir et se permettre de confirmer ce que l'on ne comprend pas toujours et qui pourrait venir plus de nous même que de la personne en demande. La psychophanie requiert beaucoup de prudence, d'honnêteté et d'humilité. Lorsque je lis dans ce forum les différentes méthodes proposées je me dis que nous sommes décidément très complémentaires et qu'il serait sacrément intéressant de pouvoir partagé en nous rencontrant de façon informelle comme le suggérait Marteen. Moi qui parle de contacts humains, je ne demande que cela. Je suis du Loiret et je peux tout à fait me déplacer. Je suis persuadée que c'est dans l'échange et le partage de savoirs et de ressentis que nous pourrons REVEILLER les consciences. Bien à vous tous et MERCI Guylaine

Quel inconscient , et la fallibilité des thérapeutes, par Maarten - dim., 24 août 2003 00:04:23

Merci Guylaine, d'être revenue sur le Forum. Permettez-moi de poser une question, qui se pose à propos de plusieures techniques discutées, non seulement de la psychophanie. Je vous cite: "De cette façon, je me "connecte" directement à l'inconscient et l'impulsion de l'index me dirige vers les touches. Le fait d'être en empathie, me permet d'accéder a cette zone sombre (décrite par Sandrine) que nous appelons l'inconscient." La question, qui n'est pas seulement théorique! Loin de cela, je crois, se pose alors (aussi à propos du teste musculaire): QUEL INCONSCIENT? Je cite DSS ("Pour une médecine <>", dans le nouvel Obs): "...(les différentes instances du moi, l'inconscient..) est un ensemble de concepts assez flous, non vérifiés et non vérifiables par la méthode expérimentale qui s'apparente plus à la littérature qu'à une science.... (Les neurosciences) récusent l'inconscient avec un grand "I": il y a des inconscients - cognitif, génétique, de mémoire de travail, de mémoire implicite, etc.". Donc: quel inconscient s'exprime maintenant à ce moment dans la relation thérapeutique? Peut-on encore parler d'une manifestation de la vérité de l'individu, inconsciente auparavant?
Comprendre qu'il y a plusieurs inconscients nous oriente aussi vers la question vraiment importante, je crois : quelles méthodes pour guérir quels inconscients? Peut-être c'est en partie voilà pourquoi DSS préconise plusieurs "clés" de la guérison ? Dire qu'il n'y pas UN inconscient, mais DES phénomènes non-conscients, ce n'est pas -à mon sens- une simple nuance technique : En effet, je suppose qu'on ne peut traiter de la même façon un phénomène purement biologique voire d'origine génétique, et un comportement appris, ou un "vrai" souvenir refoulé ...
De plus, je crains le pouvoir de la suggestion pas reconnue comme telle. Surtout si nous ajoutons que le thérapeute n'est probablement jamais à l'abri de ses propres conditionnements, qui influent les réponses du client aussi. L'idée de mettre son ego à côté est un idéal certainement noble; mais une réalité? Voilà pourquoi je crois que nous, comme thérapeutes, doivent assumer notre fallibilité, et que nous, comme clients, doivent rester vigilants et nous sentir libre d'interroger et critiquer nos thérapeutes. C'est une collaboration entre deux êtres humaines fallibles, toujours en quête d'une authenticité optimale. Bien à vous tous, Maarten

à Maarten: inconscient ou cerveau émotionnel? par guylaine - dim., 24 août 2003 10:00:52

Voilà une question que je me suis posée lorsque j'ai dû expliquer comment des personnes handicapées pouvaient elles aussi s'exprimer en Communication Facilitée. Pour animer mes conférences je me suis documenté sur les travaux de GOLEMAN et surtout DAMASIO parce qu'en les lisant il m'apparaissait très nettement que j'étais dans cette zone appelée "cerveau émotionnel".C'est pour cela que j'ai écrit dans un précédent message que mes paroles n'engageaient que moi parce nous sommes encore dans l'idée de la zone inconsciente mais comme vous le dites et comme je l'ai remarqué dans ma pratique qu'est-ce que l'inconscient. C'est pour cela qu'à lecture du livre de DSS, j'ai voulu lui écrire parce que ce qui m'intéresse aussi, c'est la recherche scientifique qui permet aujourd'hui de "mettre en image"les zones des cerveaux intellectuels et émotionnels. Les travaux de DAMASIO sont formidables et nous en France que fait-on? Pour ce qui est de la suggestion, et pour cela que j'écris que nous devons déjà avoir travaillé sur nous même et surtout nous remettre en cause régulièrement (Ce que je fais avec des amis qui pratiquent d'autres méthodes et qui peuvent m'aider dans ce sens car comme vous le dites la critique est essentielle). En ce qui concerne l'EGO, j'ai pour habitude de dire que je ne suis rien...Je vous assure que lorsque je vois des patients qui m'écrivent comme le font, qui ENTENDENT,COMPRENNENT,DIGERENT simplement après une seule séance et qui vont MIEUX, je pense réellement n'être RIEN et qu'ils SONT TOUT. PS ne pas être dans l'EGO, ne veux pas s'aimer. C'est parce que je m'aime que j'aime les autres. Je ne veux convaincre personne mais je vous assure que cela me remplie de Joie et comme le dis David d'une Paix intérieure formidable. L'authenticité optimale est-elle un leurre? Vivre sans émotions négatives de Jalousie, de colère, de haine, d'hypocrisie est-il si impossible. Je pense que chaque être humain a assez de ressources en soi pour vivre dans la paix et le respect de l'autre en l'acceptant comme ce qu'il est et je sais aussi que l'on attire ce que l'on est pour continuer à vivre le plus sereinement possible (et rencontrer des gens différents ne peut que nous faire travailler émotionnellement et nous permettre d'évoluer...)

Maarten:"Communication facilitée", 1
dimanche 14 Décembre 2003 à 8h35
Bonjour tout le monde. En cherchant quelque chose tout à fait différente, j’ai trouvé sur le site de quackwatch ("surveillant de charlatans") de l’info sur "la communication assistée" et les conséquences désastreuses pour des personnes (et leur entourage!) qui ont faussement cru avoir "découvert", grâce à cette communication assistée, des histoires d’abus. C’est quelque chose qui malheureusement peut arriver avec "l’aide" des autres thérapies alternatives aussi, qui réclament trop facilement que leur méthode facilite le déblocage de souvenirs précoces refoulées. La communication facilitée est discutée sur ce Forum fin août ; vous pouvez retrouver cette discussion en allant vers http://www.guerir.4t.com/autresmethodes.html et en cliquant ensuite sur "Psychophanie". Pour donner un peu plus de contexte, il faut dire que le quackwatch est une organisation pas neutre non plus ; dans son zèle de dénoncer le charlatanisme, elle ignore de temps à des résultats qui soutiennent les méthodes alternatives. L’EMDR est une exemple : on mentionne des recherches qui mettent l’EMDR en cause et ne mentionnent pas les recherches qui appuient l’EMDR. Mais pour moi, leur critique des dangers de la communication assistée sonne juste. Pour compléter , j’enverrai plus tard une partie d’une article de l’association américaine de psychologues (l’APA), une organisation très sérieuse. Tout cela souligne pour moi aussi combien la démarche de David est précieux : tout en gardant un esprit critique et scientifique, il préconisé des méthodes complémentaires novatrices. Le message du "quackwatch.org" je vous enverra dans un message suivant, tout en remerciant Bernard pour sa traduction. Bien à vous, Maarten

Maarten:"Communication facilitée", 2
dimanche 14 Décembre 2003 à 8h39
(La Communication Facilitée est un processus permettant à une personne de s’exprimer par écrit sur un clavier par l’intermédiaire d’une autre personne). « La Communication Facilitée est un moyen alternatif de communication qui sert à palier l’absence de langage oral chez les personnes ne parlant ou ayant la parole très perturbée. Avec l’aide d’un partenaire appelé ‘facilitant’ qui lui soutient la main et accompagne son mouvement sans toutefois le diriger, le ‘facilité’ désigne des images, objets ou mots écrits pour faire des choix et pour s’exprimer. Grâce à cette aide, le facilité s’exprime en frappant avec le doigt sur un clavier (machine à écrire, clavier d'ordinateur, ou tout autre dispositif contenant une liste de lettres, de nombres, ou de mots), " livrant ainsi ses désirs et sentiments profonds". Les partisans de cette méthode prétendent permettre à ces sujets de communiquer. Cependant, de nombreuses études scientifiques ont démontré que ce procédé était inadmissible parce que les résultats étaient en réalité dirigés par le ' facilitant '. Dans une étude, par exemple, on a montré à des patients autistes et à leurs facilitants des images d'objets familiers et on les a invités à les identifier selon trois protocoles : (a) assistance à la dactylographie, les facilitants ignorant la teneur de ce qui a été montré (image, objet), (b) sans assistance à la dactylographie, et (c) patients et facilitants découvrant en même temps des images. Dans ce dernier protocole, les images découvertes en même temps étaient soit les mêmes soit différentes, et la dactylographie du patient avait été " facilitée " pour qualifier ou décrire l'image. Aucun patient n'a donné une réponse correcte chaque fois qu'on avait pas montré l'image au facilitant. Les chercheurs en ont conclu que les facilitants ne se rendaient pas compte qu'ils influençaient les patients . L'association psychologique américaine a dénoncé la communication facilitée et a averti que son utilisation pour obtenir des accusations d'abus par des membres de famille ou par d'autres soignants menaçaient les droits civiques de l'handicapé comme ceux des accusés. » Source : http://www.quackwatch.org/01QuackeryRelatedTopics/mentserv.html

Cri Primal

Janov , par Dr. Jean-Guy L. - - ven., 30 mai 2003 17:30:07

Il faut informer les patients que les pilules sont une chose, mais que d'autres thérapies existent. ON NE PEUT PAS DIRE "prenez 6 gélules" et vous serez guéri. C'est irresponsable; Prenons par exemple, une modification de cortisol ou d'adrénaline. Cela provient d'un stress quelconque. Et tant que ce stress ne sera pas évacué, il devra se mettre ailleurs. Et souvent, le problème sera ensuite plus grave. iL FAUT savoir que plusieurs choses fonctionne, que tout est bon à prendre. Il faut croire, mais ne pas tout avaler non plus. Il me semble profitable de vous faire part des travaux de Janov, à travers ses ouvrages, dont "le cri primal". "Quand l’angoisse nous étreint ou que la dépression nous éteint malgré toutes les thérapies, quand nous n’en finissons pas de raccommoder notre vie qui se déchire toujours aux mêmes endroits, c’est vraisemblablement que nous avons été atteints, à un tout jeune âge, voire pendant la vie fœtale, à notre niveau vital de base, là où nous sommes semblables à des poissons ou à des lézards. Or les lézards ne parlent pas. D’où une certaine difficulté, pour vous parler du dernier livre d’Arthur Janov - l’inventeur de la fameuse thérapie dite "du cri primal". L’essentiel de son contenu ne se situe ni au niveau des mots, ni même à celui des images. À la rigueur pourrions-nous essayer de "ressentir" quelque chose, mais même le ressenti est trop sophistiqué et ne va pas au fond des choses, c’est-à-dire au fond du cerveau. Pour Arthur Janov, c’est là que toute notre vie se joue : dans la structure de ce système que chacun porte dans sa boite crânienne, notre cortex, ou plutôt nos trois cortex - et c’est là tout le problème. Des centaines de millions d’années d’évolution nous ont légué un système nerveux central décomposé en trois couches, qui tantôt communiquent entre elles, tantôt ne le font pas, dans un réflexe de protection : une couche "reptilienne" (le tronc cérébral, qui comprend entre autres le cervelet et le bulbe rachidien), siège de toutes les pulsions vitales ; une couche "mammifère" (notamment l’hippocampe et l’hypothalamus), siège des ressentis et des émotions ; enfin, recouvrant le tout, l’énorme néocortex, spécifiquement humain, siège de notre pensée, de notre discernement, de notre humour, etc. Or, ces trois cortex se forment à des âges très différents : le premier essentiellement au stade fœtal, le second dans le berceau et le troisième nettement après. Pour résumer 350 pages en peu de mots : la pratique d’Arthur Janov (avec des milliers de patients) lui a prouvé que les vrais déséquilibres psychiques remontaient toujours aux traumatismes liés à la naissance - souvent provoqués par le manque d’amour, aussi grave que le manque d’oxygène -, qui modèlent littéralement le cerveau archaïque. Selon lui, ce n’est qu’en revivant ces épisodes traumatisants (mais d’une façon qu’on ne peut vérifier ni par la parole, ni par l’imagination, ni par le ressenti, mais uniquement par des données physiologiques –


Dépression, le retour///Janov Maarten: mardi 19 Aout 2003 à 8h42
Bonjour Corinne, Florence, Pat et tous. Je crois que non seulement DSS se bat pour une psychiatrie plus "douce", mais aussi, et peut-être plus important encore quand on parle de "rechutes", que 6 des 7 "clés" sont appliqués par la personne elle- même (l'EMDR orthodoxe étant l'exception, car généralement pas applicable comme auto- traitement, quelque chose pour laquelle on cherche des alternatives, actuellement) et donc aident à trouver une autonomie réelle, un sens de (re)devenir auteur de sa vie -dans certaines limites. Peut-être aussi c'est moins une question d'éliminer "la" dépression une fois pour tout, et plus:
1) créer une base plus solide, enfin que l'on puisse rebondir plus vite quand la tristesse, déception et désespoir nous revisitent
2) savoir mieux ressentir, gérer et partager ses émotions et besoins, et donc sortir de sa désavouement et de sa solitude, voir isolement, qui souvent sont aux bases des dépressions.
C'est un engagement qui continue après la fin formelle d'une psychothérapie. Je me demande aussi à quel point une certaine idée de "percer *la* cause et après les choses iront mieux" n'est pas un peu une mythe. Tous les auteurs sérieux en psychanalyse reconnaissent maintenant qu'il y a toujours multiples causes. Et autres écoles en psychothérapie ajoutent que l'exploration des causes ne suffit vraiment pas, quand cela reste trop intellectuel, et... que, en plus des origines lointaines des problèmes, il y a aussi des facteurs actuels qui *maintiennent* ou aggravent les problèmes qui doivent absolument être considérés aussi. Et l'expérience a montré que souvent, quand on gère ces facteurs actuels différemment, les "causes" antérieures perdent une bonne partie de leur pouvoir sur nous. Et finalement, on a besoin de devenir plus clair non seulement sur nos problèmes et ses facteurs, mais aussi sur nos ressources, inspirations et buts. Quelque chose un peu trop oublié par nombre de psychanalystes -et... dans le travail de Janov (mon formateur en psy disait, il y a longtemps, que Janov était trop focalisé sur la douleur primale, et un trop aveugle pour "la plaisir primale". Et je crois qu'il avait vraiment raison. Avec lui je crois que la thérapie primale est souvent trop dure, violente et finalement trop limité, et ne suis vraiment pas impressionné par les résultats du "cri primal") Bonne journée à tous, Maarten

Janov Florestan, mardi 19 Aout 2003 à 9h56
Je me suis intéressé à la thérapie primale, sans la pratiquer et avoue que je suis un peu sceptique quant aux résultats;c'est une thérapie dure, déstructurante, qui focalise trop sur le passé(comme la psychanalyse);d'autre part de nombreux thérapeuthes se prétendent formés par Janov alors qu'il n'en est rien;lui même dans ses bouquins met en garde contre les pseudo thérapeuthes primals...maintenant si vous êtes intéressée vous pouvez trouver une adresse sérieuse en allant sur google puis taper "thérapie primale"...bonne chance.

à Emmeline: cris,rires contre émotions négatives Bernard,vendredi 10 Octobre 2003 à 1h26
Oui Emmeline, les thérapies par le cri, ça existe effectivement ; je suppose qu'on y libère ses émotions négatives, comme avec le rire. Seul risque : inquiéter le voisinage ! En fait il existe plein de thérapies psychocorporelles qui utilisent la voix et le chant, donc la respiration et le "défoulement"... Mais je n'ai pas encore trouvé pour le cri, d'explications aussi précises que celles du Dr Henri Rubinstein sur le rire

Le cri et ses effets Maarten, vendredi 10 Octobre 2003 à 7h24
Bonjour Emmeline et tous. Pendant 15 ans, je me suis impliqué très intensément dans la thérapie Reichienne et la Bio-énergie, d’abord comme patient et, + tard, comme thérapeute. Deux approches où l’on décharge/défoule énormément et bruyamment (oh, les pauvres voisins, à l’époque !). Effectivement, le cri défoule. Mais on a découvert que se défouler n’est PAS identique à résoudre ce problème; comme « vider son sac » en soi n’amène pas à une résolution. Cela libère et soulage et, pour rester dans le global, ce soulagement change l’équilibre entre le cerveau émotionnel et le cerveau cognitif, et peut donc créer une meilleure base pour une résolution après le défoulement. Tout cela n'est pas rien; mais... On a observé au moins cinq risques. Primo : souvent défoulement et refoulement sont deux faces du même coin ! Souvent, dans les deux cas, on veut se débarrasser d’une émotion. La résolution par contre exigence une acceptation de cette émotion, c’est tout une autre attitude. Deuxièmement : si l’on crie par exemple sa colère, cela peut ouvrir une vraie boîte de Pandore, quelque chose qui peut être trop déstabilisant. Troisièmement, quand on crie ses émotions, l’énergie monte surtout vers la tête ; la plupart des personnes sont déjà « trop dans leur tête et ont plutôt besoin de « descendre » dans leur corps. L’exercice physique est souvent plus bénéfique, aussi comme défoulement. Ou, si l’on veut travailler sa voix, pourquoi pas chanter ? Quatrièmement: quand on devient accro du cri (quelque chose qui m’est arrivée personnellement, et j’ai vu la même chose avec pas mal d’autres personnes -car cela soulage tellement) on risque de devenir difficile à supporter pour son entourage. Donc si vous préférez « travailler avec le cri », je vous conseille très fortement de vous familiariser aussi avec la communication non-violente. Et je crois que, quand vous vous faites des exercices physiques et commencez à maîtriser le communication non-violente et la cohérence cardiaque, vous n’aurez plus tellement besoin de crier. Lié à cela : les émotions négatives sont des signaux que quelque chose se passe que nous ne voulons pas, sont donc des protecteurs de nos besoins, et des signaux à nous et les autres de ce dont nous avons besoin.. Si l’on focalise trop sur « vider son sac », on risque de perdre conscience de ses besoins. Un clé de la communication non-violente est justement de communiquer les besoins « derrière » ses émotions. Et d’explorer comment on peut gérer ses besoins à soi et ceux de l’autre. Désolé si j’ai parlé trop techniquement, peut-être on peut entrer dans les détails plus tard. Bonne journée à tous, Maarten

Janov et A. Miller, par Florestan, jeudi 23 Octobre 2003 à 12h22
Le travail d'A.Miller ne se rapproche t'il pas de la thérapie primale d'Arthur Janov? ce que je reproche à ces thérapies est la trop grande focalisation sur les souffrances primales;or ces souffrances, c'est bien de les contacter mais il faut aussi pouvoir les dépasser...d'autre part avez vous lu "la psychanalyse au banc d'essai":édifiant!et à décourager tous les analysés et les futurs candidats à l'analyse!!

niko:Le cri primal
lundi 1 Décembre 2003 à 22h40
Je n'ai qu'un conseil à vous donner, c'est d'aller sur google, de taper "janov", et d'essayer d'analyser les théories exposées par ce docteur. Bon courage et bonne compréhensions à tous.

jean-claude : cri et croyance
lundi 1 Décembre 2003 à 23h23
il y a mille methodes pour s'en sortir meme celle de passer une semaine en suisse a 2000 fr ch pour entendre crier qu 'on a crie a la naissance, parce qu'on a manque d'oxygene , la seule qui restera valable sinon ca se saurait ,c'est et restera pour l'eternite jusqu'a notre extinction comme les dinosaures, les therapies qui font appel a ses propres ressources de force, de courage ,de croyance en soi et tout etre humain voit meme au plus profond de sa detresse un jour devant lui passer cette force et cette croyance --a lui de ne pas la louper - la complexite des 2 ou 3 cerveaux est telle qu' avec des milliards d'echanges electriques et biochimiques par seconde et par cerveau que meme le therapie genique dans 50 ans n'y pourra rien - bonne soiree , et bon dodo

Jackie:à Niko.
lundi 1 Décembre 2003 à 23h46
Bonjour Niko. Il y a quelque temps, quelqu'un a mentionné Janov dans ce forum, je ne sais plus à quel sujet. Je savais que Janov était associé au "cri primal" mais ma connaissance s'arrêtait là. Pour me "déniaiser" un peu j'ai sorti de la Biblio. 2 de ses volumes: Le cri primal et La biologie de l'amour. Pour découvrir qu'il affirme qu'après sa thérapie (un cri assez fort...) tous les "homosexuels" étaient "guéris"... i.e devenaient de parfaits hétéros. Je ne suis pas homo. mais j'avoue qu'une telle déclaration, dans le contexte nord-américain de l'ultra-affirmation de la communauté gaie m'a un peu beaucoup fait sursauter! Je l'ai trouvé trop "original" pour mes capacités d'absorption! Sans doute ma vision est-elle injuste mais le "premier contact" conditionne souvent toute la perception!

Rebirth /Respiration Holotropique

respiration holotropique, par florence - mar., 2 sept. 2003 19:17:16

j'ai personnellement pratiqué la respiration holotropique qui est différene du rebirth principalement au niveau de la musique je crois; cela ne m'a pas été très bénéfique; pour avoir fait plusieurs week-end, peu de personnes connaissent une réelle amélioration de leurs symptômes psy; sur le moment on peut ressentir un bien-être, mais cela ne va guerre plus loin; par ailleurs, une personne qui a un problème de laisser-aller n'arrivera pas forcément à entrer dans le processus; par ailleurs, pour cause de rentabilité maxi, ces pratiques sont réalisées en général avec un grand nombre de personnes et cela est un gros problème. cela n'est d'autre part pas mené comme une thérapie avec un suivi et des étapes bien précises; personnellement je pense qu'il faut le prendre plus comme un amusement , un loisir, qu'autre chose.

respiration holotropique Maarten mercredi 3 Septembre 2003 à 8h01
(…)La respiration holotropique aussi peut faciliter des "percées" importantes; c'est un travail qui ne me semble indiqué que pour des personnes qui ont la capacité d'intégrer les émotions (souvent violentes) et images qui sont débloquées. Donc si l'on se sait fragile, ce n'est probablement pas la meilleure méthode, car potentiellement déstabilisante. Par contre pour ceux qui sont prêts à s'ouvrir vers leurs profondeurs refoulés et qui peuvent gérer ce qui surface, c'est un travail qui peut apporter. Je connais personnellement une thérapeute holotropique, et avec elle je crois que l'on n'en profite vraiment que si l'on le considère comme partie d'un travail psy déjà entamé, et peut élaborer ses "trouvailles" avec quelqu'un de compétent (et qui est ouvert à ce travail). Sinon ce stages peuvent devenir un lieu de "psycho-tourisme", sûrement intéressant mais sans beaucoup rélévance pour la vie quotidienne, sauf... si l'on rencontre dans ce stages des personnes qui cherchent comme nous et qui ensuite deviennent nos ami(e)s. Et ça peut être énorme. Maarten

Qui a essayé le Rebirth et la Respiration Holotropique? florestan: samedi 22 Novembre 2003 à 10h25
Ayant pas mal pratiqué ces 2 techniques, et en ayant retiré beaucoup de bénéfices je voudrais connaître l'opinion d'autres personnes les ayant pratiquées aussi ou ayant un avis sur le sujet...ces 2 thérapies par le souffle sont un moyen naturel comme l'EMDR de venir à bout des traumatismes mais permettent d'explorer des zones de la psyché inaccessibles avec la plupart des thérapies(naissance, transpersonnel)...
et ce sont également d'excellentes alternatives à la parole quand on a perdu de nombreuses années sur un divan à se conformer aux fausses grilles de lectures d'un psychanalyste!!

sonia:le rebirth !! ah non alors !
samedi 22 Novembre 2003 à 15h44
chacun fait ce qu'il veut, tire des expériences certes subjectives... Mais j'estime que j'ai dépensé de l'argent pour rien avec des thérapeutes rebirth qui n'étaient autres que des charlatans. Il m'a fallu des années pour m'en rendre compte. Alors si mon expérience peut servir, tant mieux. Cela dit, respirer est une bonne chose. (je dis ça pour ceux qui feraient l'amalgame de la traduction... si si ne riez pas, cela existe !)

Marie:rebirth Ha oui Alors
samedi 22 Novembre 2003 à 15h52
Des mauvais il y en a partout mais vous n'êtes pas à l'abri de choisir de bons thérapeutes. L'avantage avec les thérapies (contrairement aux psychanalyses) est que très rapidement on peut se rendre compte de l'efficacité donc pour Sonia qui a mis des années pour s'en rendre compte on peut entendre qu'elle a choisi de très mauvais thérapeutes. Ce n'est pas mon cas et j'ai l'occasion de tester le rebirth et c'est impressionnant (en une seule séance pas en 10 ans).

pour Sonia florestan:samedi 22 Novembre 2003 à 16h04
Je crois que pour des techniques aussi puissantes que le rebirth ou l'EMDR, il faut choisir des thérapeutes compétents et reconnus...vous savez les techniques de thérapie, c'est comme des outils, on peut s'en servir pour le meilleur et le pire(je pense aux sectes qui en récupèrent de nombreuses à des fins de manipulation)!!

Rire

Maarten:Les effects sérieux du rire
lundi 6 Octobre 2003 à 8h56
Bonjour Emmeline et tous. Si vous voulez savoir plus sur les bénéfices psycho-physiologiques et neurologiques du rire, allez par exemple vers
http://clubderire.free.fr/beneficesdurire.htm#benef Dans le monde anglophone le cas du dr. Norman Cousins est réputé. Il souffrait d'une maladie auto-immune considéré intraitable. Donc il a loué des films de Charley Chaplin etc. et se mettait à rire. Il s'est guéri, largement par le rire!Cousins est maintenant considéré un des grand-pères du psycho-neuro-immunologie. Depuis la guérison de Cousins il y a des publications "très sérieuses" sur le pouvoir du rire. Sur le site indiqué ci-dessus, vous trouverez aussi des contra-indications, et autres pages très intéressantes. Et si cela ne vous suffit pas, tapez « rire » sur www.google.fr . Si vous trouvez qu’il n’y a rien à rire dans votre vie, on pourraît toujours faire le rire méchaniquement. Autre façon de commencer : étirez-vous d’abord, si vous arrivez à bailler, tant mieux. Et après commencez le hahaha, de plus en plus vite. Et peut-être des souvenirs drôles reviennent. Il se peut que vous trouvez ça ridicule, et on a beaucoup gagné si l’on est capable de rire se soi. Un maître spirituel que j’estime beaucoup disait : « Je ne peux pas vous prendre au sérieux, quand vous ne pouvez pas rire de vous ». Bien à tous, Mahahahaarten

Bernard:à Emmeline et à tous : encore le rire !
lundi 6 Octobre 2003 à 10h19
Bonjour Emmeline. Et merci à Maarten pour son lien vers « Rire et santé » : cette page d'infos sur le rire est très intéressante, et rejoint ce que j'avais lu, entre autres, du Dr Rubinstein dans son livre « La médecine du bonheur », où il parle de "respiration du rire" : il y explique que le rire (relâchement du corps et libération de l'esprit) agit comme un médicament ; que le rire libère ses émotions négatives et construit une barrière protectrice (biologique et psychologique) contre les agressions quotidiennes :
« Le rire agit comme élément moteur d'un rééquilibrage neurovégétatif. Ses mécanismes physiologiques mettent en action le système masculaire, le système respiratoire et l'ensemble de l'axe cortico-neuro-émotionnel, depuis le cerveau conscient jusqu'au système neurovégétatif, en passant par le cerveau des émotions et les neuromédiateurs, dont il accroît la production. Il est à la fois une gymnastique -un jogging stationnaire-, une relaxation et un stimulant intellectuel. Le rire améliore l'état général, efface la fatigue, apporte une sensation de bien-être, procure une attitude plus détendue, augmente les capacités à faire face au stress, diminue l'anxiété, la nervosité et les idées dépressives. Le rire est un des moyens efficaces d'adapter notre comportement et nos attitudes psychologiques pour mieux faire face à la fatigue, à la morosité et aux situations stressantes. [ ... ] Rire, c'est manifester sa volonté de vivre. ».
Maarten, tu me reprendras si je me trompe, mais je pense que rire nous permet justement de retrouver la cohérence cardiaque telle que décrite par DSS, d'améliorer l'adaptation du rythme cardiaque aux pics émotionnels, au stress.
De même, le chant, la danse, qui sont -c'est vrai-, défoulants et stimulants. Comme l'amour, qui est aussi un anti-dépresseur, et comme l'orgasme qui est -je pense- un autre moyen de retrouver la cohérence cardiaque, l'équilibre. Seulement la déprime et la dépression tuent la libido, l'envie de rire, de se bouger. Le tout, c'est de trouver le bon moyen de se sortir du cercle vicieux... Le rire qui peut nous gagner par surprise ?... mais attention, on peut aussi mourir de rire...
Bonne journée à vous, et à tous. Bernard.

Maarten:Question d'équilibre
lundi 6 Octobre 2003 à 11h30
Bonjour Bernard, notre chercheur intrépide et infatigable (et très apprécié!). Tu écris: « Le tout, c'est de trouver le bon moyen de se sortir du cercle vicieux... Le rire qui peut nous gagner par surprise ?... » Oui, et… je crois que l’on pourrait se préparer à être surpris ! C’est en partie pour cela que rire « mécaniquement » peut servir, préparer le corps à être prêt à rire. En plus, quand le corps « fait » une expression émotionnelle (par exemple en cognant un oreiller, en disant des mots de colère, souvent (sûrement pas toujours) on commence à se sentir coléreux vraiment. Avec le rire « mécanique », ça peut fonctionner de la même façon. Mais je crois aussi que de nouveau c’est une question d’équilibre dynamique (comme la cohérence cardiaque l’est !): reconnaître, assumer, accepter sa souffrance (par exemple par le travail avec l’enfant intérieur, décrit aussi hier), et lâcher ensuite. Je crois que nous pouvons devenir accro à nos souffrances aussi (et peut-être nous le sommes, tous, sur un niveau inconscient), et prendre nos idées irrationnelles (ces pensées qui nourrissent la dépression et l’anxiété) trop au sérieux. Et le rire est peut-être l’outil le plus performant pour sortir de l’état « accro aux souffrances ». Quand on se sait trop sérieux, on pourrait aussi faire une liste avec toutes les raisons pourquoi le rire devrait être absolument interdit à vous. Probablement vous trouverez déjà des raisons de rire, en relisant votre « évangile anti-rire ». Je jongle avec l’idée d’aller visiter un des clubs de rire pour + d’info,
http://clubderire.free.fr , et mesurer les changements en cohérence avant et après le rire. Ciao, Maarten

Maarten:Allegro
dimanche 12 Octobre 2003 à 9h11
Je viens de lire que le rire peut aussi faire quelque chose de bien pour les diabètes (type 2). Je traduis de l’anglais : "Les chercheurs ont mesurés le niveau de glucose sanguin, de 19 diabétiques et 5 non-diabétiques avant et après un repas identique, deux jours suivants. Un de ces jours, les participants écoutaient un lecture monotone de 40 minutes, l’autre jour ils étaient dans le publique d’un programme comique Japonnais. Le plupart des participants reportait avoir bien rit pendant ce programme comique. Et pour les diabétiques, et pour les non-diabétiques, le niveau de glucose sanguin après le repas était plus bas après le programme comique qu’après la lecture monotone…J’espère que David va raconter quelques bons blagues après mon déj d’aujourd’hui… Une Dimanche souriante à tous, Maarten. PS pour lire le texte en original (anglais) :
http://mercola.com/2003/oct/11/laugh_smile.htm .Et cliquez sur « help people with type 2 diabetes process sugar after meals »

sandrine: à tous...
lundi 13 Octobre 2003 à 1h16
(…) et maintenant l'histoire: une femme d'âge mûr se rend chez son médecin, croyant être enceinte. Après examen celui-ci infirme et lui annonce:"c'est votre retour d'âge".Dépitée, la femme rentre chez elle et réfléchit à la façon d'annoncer cela à son mari. En effet, ils vivent en milieu rural et la capacité à enfanter est encore traditionnellement très importante dans leur conception des choses. La femme s'inquiète puis soudain, son regard s'illumine, elle va chercher une feuille et un gros feutre et gribouille rapidement quelque chose qu'elle accroche derrière son dos. Le mari rentre pour dîner et trouve sa femme assez guillerette. Etonné, il lui demande ce qui se passe? "J'ai quelque chose à t'annoncer"."Vas-y?" La femme se lève, tourne sur elle-même dans un jeu de séduction très féminin. Sur son dos, son mari lit:"SOLDES AVANT TRANSFORMATION"!!!(c'est mieux à entendre qu'à lire encore!) bonne nuit ;-)

Perte d'énergie, de contrôle de soi

Bernard:à Alexandra, à Slt , à tous: sur la "paresse" et la perte de contrôle
jeudi 13 Novembre 2003 à 13h11

« Est-ce que la paresse peut générer une déprime ? » :
Qu'est-ce que la paresse ? manque d'énergie ou manque d'objectifs et de motivation ? manque de tonus ou manque de courage et de volonté ?
Je pense, Slt, que c'est un cercle vicieux, et que la déprime génère la "paresse" tandis que l'inaction génère la déprime.
Agir, ok, mais quoi faire et comment ? commencer par des activités agréables pour réamorcer l'envie de faire, écrit Christophe André dans "Vivre heureux", pour sortir du cercle vicieux.
Car si les actions restées en suspens (nos "devoirs") sont source d'angoisse, c'est que nous culpabilisons et c'est cette culpabilité qui pompe notre énergie. Si la paresse c'est "aller au plus facile" (def. dico), peut-être faut-il se dire que c'est parfois nécessaire d'en passer par là ? (être indulgent envers soi-même qd on va mal, et être plus exigeant envers soi qd on va mieux ?...) (compromis entre l' "être" et le "faire"...).
« on prend des décisions, ça marche pendant un certain temps et puis ça re dégringole... Fini les nouvelles résolutions » :
Les décisions sont prises par notre cerveau du jugement, conscient, rationnel et cognitif (le neo-cortex), alors que la déprime, le manque d'énergie peuvent être considérées comme une maladie du cerveau émotionnel (le limbique) qui est plus proche du corps. C'est ce que DSS appelle le "mariage difficile entre deux cerveaux" (chap. 2 ). Et c'est ce qui explique que la parole, le mental, la volonté aient peu d'efficacité sur cette maladie. Il me semble que si l'on admet qu'il s'agit d'une maladie du corps, on culpabilise moins et on se soigne mieux
(maladie du corps = inflammations ? => défauts de plasticité neuronale => modifications neuronales et anatomiques, notamment au niveau de l'hippocampe).

Les difficultés matérielles, familiales et relationnelles (solitude, repli sur soi ) seraient à la fois conséquences et facteurs de vulnérabilité (et non les causes directes) : il y avait probablement un terrain favorable. C'est sur ce terrain qu'il faut agir, à défaut de ne pouvoir agir sur son environnement (cf. "Guérir" p.65). Il me semble donc logique de commencer par le plus facile et par ce qui agira le plus efficacement sur son corps et donc sur son moral. Mais je comprends vos doutes, Alexandra, parce que la prise de conscience ne suffit pas toujours. La prise de conscience donne un but, une motivation. Mais pour qu'elle soit suivie d'effets et pas seulement de bonnes résolutions, il me semble qu'il faudrait :
1) du carburant ! un But c'est bien, mais il faut de l'énergie pour avancer. Certains carburants ou "méthodes d'autoconsolation", comme dit DSS, sont des leurres et des pièges (alcool, drogues, etc) (cf. "Guérir" p.245). Vous l'avez bien compris, pratiquer des exercices de cohérence cardiaque (respiration énergisante) et exercices physiques pourraient être les premières sources d'énergie (la cohérence cardiaque qui est une force d'adaptation, qui nous aide à changer de rythme, à passer rapidement du "faire" à l' "être"), en attendant une éventuelle régénération des neurones par les OM3 : ça aide à "se recentrer sur le moment présent", à anticiper sans se sentir submergé... -

2) des "piqûres de rappel " : une prise de conscience se fait rarement d'un seul coup, en une seule fois. Il faut des "piqûres de rappel" pour entretenir l'espoir et la conscience ; comprendre et croire en ces méthodes peut aider, mais il faut admettre que les résultats ne seront pas obligatoirement immédiats (autrefois, les gens lisaient et relisaient leur missel du dimanche, peut-être faudrait-il trouver un équivalent plus moderne : un agenda, un journal, des notes perso ? ). -

3) ces "piqûres de rappel " ne doivent pas consister à "se botter les fesses" : comme le soulignait DSS à propos de la dépression dans son émission en juillet sur France Inter sur le "critique intérieur", s'il faut essayer de "se bouger" pour rentrer dans l'action et donc se dégager des pensées négatives (commencer par des actions gratifiantes et stimulantes, valorisantes mais à notre portée, sur le moment...), il ne faut par contre surtout pas s'insulter, car "se botter les fesses" ne marche jamais : on ne fait qu'aggraver les dégâts du critique intérieur : au contraire, « il faut commencer par être "gentil" avec soi-même, se respecter comme un enfant ou un ami que l'on aime ». Donc commencer par se faire plaisir de temps à autres. Je comprends qu'on ait des scrupules, lorsqu'on a soi-même de jeunes enfants : on se dit qu'ils doivent passer en premier. Alors peut-être faudrait-il -plutôt que de culpabiliser- se dire que ce qu'on fait pour soi, on le fait aussi pour ses enfants, et qu'ils en retireront indirectement un bénéfice ?
4) il faudrait arriver à ce que la mise en oeuvre des méthodes DSS soit le plus naturellement possible intégrées dans notre emploi du temps, que prendre ses OM3 devienne un réflexe, que "respirer avec son coeur" devienne un automatisme, que pratiquer la marche à pied (guérison plus sûre et plus durable que les antidépresseurs ! ) et autres pratiques, ne soient pas vécues comme des corvées mais comme des moments de plaisir. -

5) le plaisir ! savoir s'y autoriser, mettre entre parenthèse ses soucis pour profiter des petits bonheurs de la vie, ce n'est pas irresponsable, c'est savoir capitaliser sur ces sources d'énergie toutes simples, . Le tout, c'est de le faire en toute conscience, dans le but de sortir d'un cercle vicieux. Le pb, c'est que justement, les stressés chroniques, anxieux et déprimés ne parviennent plus à éprouver de joie ni même de petits plaisirs. Il s'ensuit une perte d'énergie et donc de motivation. Petit rappel au passage : « les gens qui font régulièrement de l'exercice tire PLUS de plaisir des petites choses de la vie. » ( DSS p. 178 ). -

6) à propos de plaisir, J.M. Bourre l'écrit lui-même (« diététique du cerveau », « diététique de la performance ») : « une carence en oméga-3 perturbe l'approvisionnement du cerveau en énergie et DIMINUE subtilement la PERCEPTION du PLAISIR, d'où moins d'énergie, plus de déprime. ... et après arrêt de la carence, la vitesse de récupération (régénération des membranes des neurones), est extrêmement lente pour le cerveau ... elle peut demander plusieurs mois ou plusieurs années suivant les cas. ». Alors en attendant les 1ers effets positifs (après qques semaines fortement dosées en EPA), je pense qu'il ne faudrait pas arrêter trop tôt les antidépresseurs, ou à défaut, prendre du magnésium ( + vitamine B6 ) : ça ne remplace pas, mais ça vous aiderait, avec la respiration, à entreprendre ce "plan de guérison"... (« les gens qui font régulièrement de l'exercice tire PLUS de plaisir des petites choses de la vie. », DSS p. 178).
Quelquefois, il suffit de quelques respirations ventrales profondes bien rythmées pour que l'énergie émerge à nouveau, suffisamment pour s'engager dans une activité stimulante et s'automotiver (ex.: exercice physique)... -

7) Peut-être aussi faudrait-il réfléchir sur soi, en dehors des aspects purement physiques (fatigue, mauvais sommeil, etc), ex.: qu'est-ce qui pourrait me bloquer dans mes actions, comment sortir du cercle vicieux, quelle pourrait être son origine ? ( manque de but stimulant, angoisse, pb en suspens non résolu, difficulté à s'affirmer, etc).

--- Bernard.

 



 

 

 


 

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